TEMPS MORT_
DES ŒUVRES. DES IDÉES. DES ÉCHAPPÉES.MÉDIATHÈQUE CULTURELLE
INVENTAIRE / TM—00791.1 / 2026-10-12

COURS · REPÈRES / France / Repères historiques et contemporains / 8 MIN DE LECTURE · LIENS ET SOURCES

Les mouvements lycéens · prendre la parole

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POLITIQUESOCIÉTÉ

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Jeunes adultes réunis dans une cour, photographie imaginaire à grain argentique
TEMPS MORT_ · image générée · illustration symbolique, pas une archive historique
EN UNE PHRASE

Être jeune empêche-t-il de savoir ce qui nous concerne ?

01 / DÉCOUVRIR

DE QUOI ÇA PARLE ?

Des jeunes réclament des moyens pour étudier, contestent une réforme ou refusent une entrée précaire dans le travail. Les mouvements lycéens ne sont pas tous les mêmes : revendications scolaires, solidarités sociales et projets politiques se croisent. Cette fiche remonte aux révoltes de jeunes dans les établissements anciens, sans inventer des lycées au XVIIe siècle : les lycées français sont créés en 1802. Elle suit ensuite 1968, 1986, les mobilisations de 1990 et 1998, le contrat d’insertion professionnelle (CIP) de 1994 et le contrat première embauche (CPE) de 2006. Elle examine assemblées, coordinations, syndicats et liens avec les étudiants et les salariés.

02 / SITUER

D’OÙ ÇA VIENT ?

Les établissements de l’Ancien Régime relèvent d’autres cadres religieux et sociaux. Au XIXe siècle, les lycées concernent une population réduite. La massification scolaire du XXe siècle transforme la composition de la jeunesse et ses attentes. Dire « les jeunes » peut masquer des différences : voie professionnelle ou générale, ressources familiales, genre, territoires. Une mobilisation ne représente donc jamais automatiquement tous les lycéens, même lorsqu’elle obtient une décision pour l’ensemble.

MOTS / REPÈRES

LES MOTS POUR COMPRENDRE

  • CONTRAT PREMIÈRE EMBAUCHE (CPE)

    Contrat proposé en 2006 pour les moins de 26 ans, avec une période de deux ans permettant une rupture sans motivation. Sa précarité est au cœur de la contestation.

  • CONTRAT D’INSERTION PROFESSIONNELLE (CIP)

    Dispositif de 1994 permettant, dans certains cas, une rémunération inférieure au salaire minimum. Les mobilisations de jeunes conduisent à son retrait.

  • SALAIRE MINIMUM INTERPROFESSIONNEL DE CROISSANCE (SMIC)

    Minimum légal de rémunération horaire en France. Le surnom « SMIC jeunes » critique l’idée de payer des jeunes en dessous de ce minimum.

03 / TRAVERSER

UN PARCOURS EN PLUSIEURS MOMENTS

Des repères pour comprendre les idées, les conflits et leurs conséquences concrètes.

  1. XVIIe–XIXe SIÈCLES

    Avant et après la naissance des lycées

    Il existe des conflits dans les collèges anciens ; les lycées sont institués en 1802. Leurs élèves ne représentent qu’une minorité sociale.

    CE QUE CELA ÉCLAIRE
    Distinguer les institutions empêche une fausse continuité.
    POINT À DISCUTER
    Les formes anciennes ne sont pas des mouvements lycéens au sens actuel.
  2. 1968–1986

    Autorité et sélection

    En 1968 des lycéens s’organisent. En 1986, étudiants et lycéens contestent le projet Devaquet, retiré après une forte mobilisation.

    CE QUE CELA ÉCLAIRE
    Les jeunes influencent des choix éducatifs.
    POINT À DISCUTER
    La mort de Malik Oussekine rappelle la violence de la répression.
  3. 1990–1998

    Des moyens et un avenir

    En 1990 et 1998 les mobilisations demandent des moyens scolaires. En 1994 la contestation conduit au retrait du contrat d’insertion professionnelle, surnommé « SMIC jeunes », par référence au salaire minimum interprofessionnel de croissance.

    CE QUE CELA ÉCLAIRE
    Conditions d’étude et entrée dans l’emploi deviennent des enjeux communs.
    POINT À DISCUTER
    Chaque mouvement a sa composition et ses résultats propres.
  4. 2006–AUJOURD’HUI

    Précarité et autres causes

    Le mouvement contre le contrat première embauche rassemble étudiants, lycéens et syndicats de salariés ; le dispositif est abandonné. D’autres mobilisations portent ensuite sur l’école, les inégalités ou le climat.

    CE QUE CELA ÉCLAIRE
    La jeunesse peut agir en alliance avec d’autres groupes.
    POINT À DISCUTER
    Ne pas attribuer un même programme à toutes les générations.
04 / ENTENDRE LEUR VOIX

TEXTES, DOCUMENTS ET VOIX À CONFRONTER

  • JEAN JAURÈS · 1903Discours à la jeunesse

    « Le courage c’est de chercher la vérité et de la dire »

    Une parole adressée au lycée d’Albi : confronter courage, vérité et responsabilité collective.

    Texte original · domaine public · connexion nécessaire
05 / OUVRIR

LES QUESTIONS QUE ÇA POSE

  1. Qui peut prendre la parole au nom d’un groupe de lycéens ?
  2. Pourquoi l’école et le travail se rencontrent-ils dans ces mobilisations ?
  3. Comment garder une action collective ouverte à ceux qui hésitent ou ne peuvent pas participer ?
06 / NOTRE REGARD

NOTRE REGARD

Les lycéens ne sont pas seulement les destinataires de décisions prises ailleurs. Leur histoire montre des capacités d’organisation et des revendications concrètes. Elle permet aussi de discuter représentation, solidarité, répression et désaccords à l’intérieur d’un mouvement.