TEMPS MORT_
DES ŒUVRES. DES IDÉES. DES ÉCHAPPÉES.MÉDIATHÈQUE CULTURELLE
INVENTAIRE / TM—01601.0 / 2026-10-13

COURS · REPÈRES / France / 1943–1944 / FICHE · HISTOIRE SOCIALE

Conseil national de la Résistance · libérer et transformer

Tous niveaux
RÉSISTANCEHISTOIREDROITS SOCIAUXDÉMOCRATIE

DEMANDE UN PEU D’ATTENTION FICHE · HISTOIRE SOCIALE

Réunion de travailleurs représentée symboliquement ; ni archive historique ni portrait d’Ambroise Croizat.
Temps Mort · illustration symbolique générée · image créée pour évoquer l’œuvre, non extraite de celle-ci
EN UNE PHRASE

La Résistance prépare aussi l’après-guerre : quelles institutions pour empêcher le retour de la domination et de l’insécurité sociale ?

01 / DÉCOUVRIR

DE QUOI ÇA PARLE ?

Le Conseil national de la Résistance rassemble des mouvements résistants, des partis et des syndicats. Jean Moulin préside sa première réunion clandestine à Paris le 27 mai 1943. L’enjeu est d’unifier l’action intérieure et d’affirmer la légitimité de la France combattante face à Vichy et aux interlocuteurs alliés.

02 / SITUER

D’OÙ ÇA VIENT ?

L’Occupation et la collaboration ont détruit les libertés et les organisations. La Résistance ne se contente pas de préparer la fin de l’occupation militaire : ses forces discutent de la démocratie, de la propriété des grands moyens de production et de la sécurité matérielle. Le programme adopté le 15 mars 1944 est un compromis politique qui relie ces enjeux.

03 / TRAVERSER

UNE CONSTRUCTION POLITIQUE ET SOCIALE

  1. 1943

    Unifier des forces dispersées

    La réunion du 27 mai rassemble des organisations dont les orientations diffèrent, autour de la lutte contre l’occupant et Vichy. L’unification fournit une représentation commune sans effacer les débats sur l’après-guerre.

    CE QUI S’OUVRE
    Les forces résistantes renforcent leur capacité politique commune.
    CE QUI RÉSISTE
    La clandestinité, les arrestations et la répression menacent leurs membres.
    • 15 mars 1944 · après la Libération

      Un programme de démocratie économique et sociale

      Le texte prévoit d’abord l’action pour libérer le territoire. Il demande ensuite le rétablissement des libertés, des nationalisations, des garanties du travail et une protection sociale étendue. Les réformes de 1944–1946 en concrétisent une partie, sans se confondre avec une application intégrale ni immédiate. Le document permet de mesurer ce qui a été réalisé, différé ou contesté.

      CE QUI S’OUVRE
      Le programme articule démocratie politique et limitation de la domination économique.
      CE QUI RÉSISTE
      Les compromis et les décisions gouvernementales limitent ou modifient son application.
    05 / OUVRIR

    LES QUESTIONS QUE ÇA POSE

    1. Pourquoi associer la libération politique à des transformations économiques ?
    2. Quels pouvoirs le programme entend-il retirer aux grands intérêts privés ?
    3. Comment distinguer le programme, les mesures adoptées et leurs limites ?
    06 / NOTRE REGARD

    NOTRE REGARD

    Le CNR éclaire le rapport entre une alliance politique et les droits qu’elle rend possibles. Son programme n’abolit pas tout le capitalisme, mais il revendique des transformations du pouvoir économique, une protection sociale et des libertés collectives.