TEMPS MORT_
DES ŒUVRES. DES IDÉES. DES ÉCHAPPÉES.MÉDIATHÈQUE CULTURELLE
INVENTAIRE / TM—00231.0 / 2026-09-28

ROMAN / France / 2013 / 240 P.

La Saison de l'ombre

Léonora Miano

PremièreTerminale
TRAITEABSENCEMÉMOIRECOMMUNAUTÉ

EXIGEANT 240 P.

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Couverture de La Saison de l'ombre
Couverture officielle · source : Grasset · édition originale de 2013 · couverture officielle · source
EN UNE PHRASE

Comment raconter une disparition quand personne ne sait encore ce qu'il faut chercher ?

01 / DÉCOUVRIR

DE QUOI ÇA PARLE ?

Après un incendie, dans le clan Mulungo, dix jeunes hommes et deux aînés ont disparu. Leurs mères sont tenues à l'écart ; les autres essaient de comprendre ce qui s'est passé. La recherche avance par bribes, avec des paroles qui se croisent, des signes que l'on interprète et des silences que chacun remplit différemment. Le lecteur découvre peu à peu comment la capture et la vente d'êtres humains atteignent un groupe bien avant que l'histoire n'arrive sur la côte. Léonora Miano ne réduit pas ces personnes à des chiffres ni à un seul destin. Le roman suit des vies, des liens et une communauté forcée de trouver les mots pour parler de ce qu'elle perd.

02 / SITUER

D’OÙ ÇA VIENT ?

Paru chez Grasset en 2013, le roman a reçu le prix Femina la même année. Léonora Miano choisit un point de départ situé à l'intérieur du continent africain, auprès des proches de personnes enlevées pour la traite transatlantique. Ce déplacement compte : l'événement n'est pas raconté d'abord depuis les navires ou les comptoirs, mais depuis ceux qui attendent et cherchent. Le récit invente des personnages et un clan ; il ne remplace pas une étude historique des traites.

Plusieurs sièges tressés vides dans une clairière imaginaire au bord d'une rivière, lumière du matin et grain d'impression
TEMPS MORT_ · image documentaire imaginaire · image créée pour évoquer l’œuvre, non extraite de celle-ci
03 / OUVRIR

LES QUESTIONS QUE ÇA POSE

  1. Comment dire une perte lorsque les mots disponibles ne suffisent plus ?
  2. Que change le point de vue des proches à notre manière de raconter la traite ?
  3. Pourquoi plusieurs voix peuvent-elles être plus justes qu'un récit qui prétend tout savoir ?

AVANT DE COMMENCER

Disparition, deuil, violences liées à la traite et sentiment durable d'incertitude. Le récit demande de suivre plusieurs voix et prend parfois un rythme contemplatif.

04 / NOTRE REGARD

POURQUOI C’EST ICI ?

La traite n'apparaît pas seulement comme un trajet sur une carte : on en perçoit les conséquences dans les familles et dans les mots. À poursuivre avec la voix imaginée de Tituba, la parole politique de Cugoano et une BD qui travaille elle aussi les récits familiaux.

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