TEMPS MORT_
DES ŒUVRES. DES IDÉES. DES ÉCHAPPÉES.MÉDIATHÈQUE CULTURELLE
INVENTAIRE / TM—00221.0 / 2026-09-28

ROMAN / France / 1986 / 288 P.

Moi, Tituba sorcière… Noire de Salem

Maryse Condé

PremièreTerminale
ESCLAVAGEMÉMOIREVOIXRACISME

DEMANDE UN PEU D’ATTENTION 288 P.

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Silhouette imaginaire d'une femme devant une fenêtre ouverte sur un paysage antillais orageux, tenant des feuilles vierges
TEMPS MORT_ · photographie imaginaire et collage imprimé · image créée pour évoquer l’œuvre, non extraite de celle-ci
EN UNE PHRASE

Que peut raconter une femme dont l'histoire n'a gardé que quelques traces ?

01 / DÉCOUVRIR

DE QUOI ÇA PARLE ?

Tituba naît à la Barbade, apprend à soigner et à parler avec les esprits, puis se retrouve entraînée jusqu'à Salem, dans l'Amérique puritaine de la fin du XVIIe siècle. Là, des accusations de sorcellerie bouleversent sa vie. Maryse Condé lui donne la parole à la première personne : Tituba raconte ses désirs, sa colère, les êtres qu'elle aime et les pouvoirs qu'on lui attribue. Le roman traverse l'esclavage, les procès et la violence du racisme, mais laisse aussi place à l'ironie et à la liberté intérieure de sa narratrice. Cette voix est une invention littéraire : elle ouvre un monde possible là où les archives parlent peu, sans prétendre restituer mot pour mot ce qu'a vécu la Tituba historique.

02 / SITUER

D’OÙ ÇA VIENT ?

Publié en 1986, le roman prend pour point de départ une personne liée aux procès de Salem de 1692. Maryse Condé, écrivaine guadeloupéenne, déplace le regard : au lieu de raconter seulement les juges ou la peur collective, elle imagine la vie de celle qu'ils ont accusée. L'édition Folio de 288 pages est parue en 1988. Le livre invite à distinguer l'existence attestée de Tituba, le cadre historique du procès et les scènes que la romancière invente pour lui donner une voix.

03 / OUVRIR

LES QUESTIONS QUE ÇA POSE

  1. À qui les archives donnent-elles une voix, et qui la littérature peut-elle faire entendre ?
  2. Une histoire inventée peut-elle nous aider à penser un passé sans servir de preuve sur ce passé ?
  3. Qui a le pouvoir de désigner une autre personne comme dangereuse ?

AVANT DE COMMENCER

Le roman évoque l'esclavage, des violences racistes et sexistes ainsi que des violences sexuelles. Certaines scènes peuvent être difficiles.

04 / NOTRE REGARD

POURQUOI C’EST ICI ?

Un texte pour sentir à la fois la force et les limites de la fiction historique. Il fait dialoguer les silences des archives avec le théâtre d'Olympe de Gouges, le roman de Léonora Miano et la manière dont une BD peut aussi reconstruire une voix.

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